(2019, décembre). Comme vous avez aimé les 19 citations partagées à la même date l’an passé pour commencer l’année du bon pied, me revoici avec quelques citations agricoles et alimentaires pour entamer 2020 inspiré!

Comme l’an passé, les citations proviennent de mes lectures, d’entrevues que j’ai menées ou entendues, et de conférences auxquelles j’ai assisté. C’est un beau prétexte pour ressortir mes carnets de notes et partager avec vous les mots qui ont résonné pour moi tout au long de l’année. Certaines ont d’ailleurs déjà été partagées dans mes infolettres mensuelles en cours d’année. En espérant que ces mots sèment l’inspiration!

Bonne année!

***

« La ville est un tourbillon, on se voit parfois anesthésié par cette vitesse-là. Le territoire nous force à l’introspection (…), c’est ce qui nous nourrit. Quand on plante une patate au printemps et qu’on récolte une chaudière de patates à l’automne, c’est l’fun de comprendre ce cycle-là. »

Marc Séguin, en entrevue à Radio-Canda (septembre 2019)

« Décoder la nature, tenter de la connaître permet d’entrer dans son intimité, fait naître le respect et l’appréciation d’abord, puis le désir d’en prendre soin et de la préserver. »

Ariane Paré-Le Gal, Gourmet sauvage, dans le livre FORÊT, paru en mai 2019, dont je parle ici.

« Ce n’est plus possible de parler juste de nutrition, il faut parler de nutrition environnementale! »

Annie Marquez, nutritionniste et chef de service alimentaire au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, initiatrice du Guide de menus durables, entendue lors d’une journée de conférences sur la transition vers une alimentation durable (octobre 2019)

« Ça n’a pas de sens de parler de nourriture sans parler d’agriculture. L’un ne va pas sans l’autre. »

Marie-Chantal Houde, copropriétaire de la Fromagerie Nouvelle France, en entrevue à Le goût des autres (janvier 2019)

« Je ne cultive pas de plantes, je cultive des écosystèmes! »

Jean-François Lévêque, Les Jardins de l’Écoumène, dans Profession : Gardien des semences. (août 2019)

« Le petit artisan doit s’enorgueillir de la taille modeste de sa ferme, puisqu’en voyant lui-même à toutes les étapes de son ouvrage, il ne fait pas que produire, il crée. »

Dominic Lamontagne, introduction de L’Artisan fermier, paru en novembre 2019 (Écosociété)

« Le choix résolu de la microéconomie est le seul à pouvoir faire de chaque citoyen et de chaque citoyenne des acteurs de l’économie. »

Pierre Rabhi qui écrit dans La part du colibri (lu en janvier 2019)

« Le contexte n’a jamais été aussi favorable à une refonte des liens, à l’invention de nouveaux modèles de production, de consommation, de gestion, en ayant le bien commun comme objectif partagé, la solidarité comme valeur et l’équité comme guide. Cette refonte pourrait débuter dès maintenant, par une conversation en personnes, au bord de la clôture. »

Fernande Ouellet, Rusé comme un canard, en carte blanche sur Caribou.

« Lorsque les gens viennent visiter la ferme, ils sont à jamais transformés. Les gens doivent voir, sentir, toucher, goûter, vivre et ressentir la ferme. »

Joel Salatin, Polyface Farm, en conférence au Symposium Sols vivants (traduction libre) (mars 2019)

« Les leaders ne te disent pas quoi faire, ils te montrent comment faire. »

Daniel Salatin, sur le fil Instagram de Polyface Farm (traduction libre) (juin 2019)

« Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur. »

Alexandra Stréliski, au Gala de l’ADISQ (octobre 2019)

« On sait qu’il faut faire le bien. Le fait-on toujours? Non. Mais c’est ça, notre repère. Ce vers quoi on doit tendre. C’est la même chose pour l’environnement. Il faut d’abord que ça s’incruste en nous, en dedans, pour que ça finisse par paraître autour, dehors. Ce vert tendre. »

Stéphane Laporte, La Presse (septembre 2019)

« ll faudrait que tout le monde fasse un stage d’au moins 6 mois à la ferme! »

Marie-Pier Gosselin, Fromagerie Au gré des champs, sur Caribou (juin 2019)

« C’est peut-être la volonté de chaque citoyen qui changera la donne, car comme consommateur, nous avons le pouvoir de choisir l’agriculture que nous souhaitons. »

Claire Bolduc, ex-présidente de l’Ordre des agronomes du Québec, en entrevue à La Semaine verte (février 2019)

« Se reconnecter avec la terre et ceux qui la cultivent est urgent. Parce que le sol et ce qu’on choisit d’y cultiver font partie de notre identité, de notre patrimoine alimentaire. De là découlent notre cuisine, nos traditions culinaires, qui font de nous qui nous sommes. Il me semble donc important d’accueillir le fait que nous vivons dans un pays nordique et que nos sols sont parfaitement capables de fournir ce dont nous avons besoin, peu importe la saison pourvu qu’on sache s’adapter. Soyons conscients et fiers de qui nous sommes, si nous voulons continuer d’être… »

Mariève Savaria, Les Jardins d’Ambroisie, sur Caribou (janvier 2019)

« Jardiner, c’est aussi savoir ce qu’on mange. Effacer le doute. C’est se donner non seulement accès à de bons produits, mais aussi à la vérité. Jardiner répond à nos questions sur la fiabilité, la provenance de nos aliments, le soin qu’on leur a apporté, les conditions de travail de ceux qui les ont fait pousser. »

Jean-Martin Fortier et Marie-Claude Lortie, dans leur nouveau livre L’Avenir est dans le champ (La Presse, novembre 2019).

***Amusons-nous : relisez la citation en remplaçant le mot “jardiner” par “L’agrotourisme” et vous obtiendrez une bonne partie de la base qui motive la mission des Événements Prenez le champ! Jardiner et visiter les agriculteurs ont des impacts positifs similaires – imaginez quand on combine les deux!***
Photo : JHA Photographie
Les derniers articles par Julie Aubé (tout voir)